Source : Article de Magali Picard publié sur lsa-conso.fr, le 9 novembre 2020.

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« Covid-19: le grand bazar du reconfinement

Obligés de s’adapter au nouveau cadre réglementaire, tous les magasins se démènent pour continuer à répondre à la demande. Mais préviennent que cette politique d’ouverture et de fermeture est dangereuse et plaident pour une réouverture aménagé.

Un nouveau cadre réglementaire
  • L’article 37 d’un décret du 29 octobre précise les commerces qui peuvent rester ouverts : magasins alimentaires, ceux vendant ou réparant voitures, vélos et motos, quincailleries et magasins de bricolage, de graines et de semences, blanchisseries, opticiens, mais pas les commerces de textile, bijoux, fleurs, jouets, articles de sport, biens culturels, etc.
  • Un deuxième décret, du 2 novembre, a ajouté que des rayons dans les surfaces de plus de 400 m² doivent rester fermés : textile,
  • livres, jouets, jeux vidéo, arts de la table, etc. En revanche, ils peuvent vendre des poêles et des casseroles, des biberons, des aliments pour animaux, de l’huile moteur, des imprimantes ou des robots chauffants. Ce qui aboutit aux interdictions et autorisations suivantes.

Autorisés                                                         



Interdits

Les magasins testent de nouveaux dispositifs

Le click & collect, un service bien rodé

Les services de retrait de commandes sont maintenant tous bien rodés. Et encore heureux puisque c’est le b.a.-ba d’un commerce omnicanal. Sans surprise, donc, toutes les enseignes ont activé ou réactivé ce service. La seule difficulté est ici, non pas opérationnelle, sur le terrain, mais dans la gestion de la chaîne logistique. Mais la technique est maintenant ancienne et quiconque n’en maîtrise pas aujourd’hui les arcanes a vraiment raté plusieurs trains…

Le call & collect, ou le retour de la permanence téléphonique

Ah, la bonne vieille permanence téléphonique d’antan. On la croyait disparue ? La voilà qui revient par la grande porte du confinement. Même si une enseigne dispose d’un service en ligne, il convient de ne pas se couper de ses clients qui, eux, pour des raisons qui leur appartiennent, ne veulent ou ne peuvent s’en servir. Voilà donc les lignes téléphoniques réactivées. Le BHV Marais, Le Furet du Nord, nombreux sont les exemples d’enseignes à s’y (re)mettre.

Le click & collect minute : « Demandez, on va le chercher »

L’adaptabilité est le maître mot. Des rayons entiers doivent être fermés ? Qu’à cela ne tienne : puisqu’il n’y a qu’à tendre le bras pour prendre ces articles, mais qu’ils sont interdits à la vente en libre-service, il suffit que les vendeurs des enseignes prêtent leurs bras. Le client, présent dans le magasin, se connecte sur le site, commande en ligne et, en face, le vendeur n’a plus qu’à traiter cette commande en priorité. Nocibé, à Thiais, a mis quinze minutes pour nous fournir notre commande. Dans le même centre commercial, la Fnac a mis vingt-deux minutes. Un service ultrarapide.

Le vidéo & collect, du shopping à distance

Faire ses courses à distances ? Plus besoin de présenter le service. Il est en revanche possible d’aller plus loin dans l’expérience client en proposant, par exemple, des conseils par visioconférence. Les Galeries Lafayette proposent cela, via un service de « personal shopper » en ligne et personnalisé. En clair, vous avez adoré les réunions professionnelles via Zoom ou Teams, vous adorerez l’équivalent pour vos courses.

Certains magasins, comme Nocibé, permettent de commander sur le site de la marque en étant sur place et de retirer ainsi son produit dans les minutes qui suivent.

Le click & collect est la solution de repli majeure pour tous les commerces « non essentiels », comme pour les librairies Decitre. »