Jour de libération pour les propriétaires de commerces qui pouvaient enfin ouvrir les portes de leurs établissements après un long confinement, le 19 mai coïncidait également avec la seconde édition du Siec Live by BiTV organisée par le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), en collaboration avec Business Immo.
L’occasion pour un secteur bousculé par la crise sanitaire de penser son avenir.

« Le commerce physique est le punching-ball de Matignon », déplorait en entrée Jacques Ehrmann, directeur général du groupe Altarea et président du Conseil national des centres commerciaux (CNCC), estimant que les bailleurs commerciaux n’avaient « jamais subi un accident aussi majeur », en référant aux six mois de fermeture qui leur ont été imposés. Prêt à tourner la page et à regarder vers l’avenir, il s’est en revanche dit « très optimiste et très enthousiaste » face à la reprise de l’activité commerciale : « Chaque fois que nous avons rouvert, les affaires ont été bonnes, que ce soit en juillet ou en décembre. Ce sera encore plus le cas cette fois-ci, avec des fréquentations élevées mais compatibles avec les protocoles sanitaires. »

À la lumière d’une table ronde consacrée à la renaissance du centre-ville, il apparaît que cet avenir passera notamment par la résolution de vieilles querelles rencontrées sur le secteur du commerce physique. « Je pense qu’il y a une convergence entre les centres-villes et les périphéries pour les enseignes, a par exemple avancé Thierry Cahierre, directeur général de Redevco et ancien directeur immobilier de la Fnac. C’est-à-dire qu’il n’y a plus de client B et de client A : les enseignes vont plutôt chercher leurs clients là où ils sont, que ce soit en périphérie ou en centre-ville. » D’ailleurs, à la question «La galerie marchande périphérique peut-elle se transformer en nouveau quartier de ville? », Marie Cheval et Étienne Dupuy, PDG respectivement de Carmila et de Nhood, ont répondu d’une seule voix que cette transformation était déjà à l’œuvre. « Il faut que l’on transforme les quartiers des centres commerciaux pour les intégrer dans la nouvelle ville, les restructurer […] pour développer de nouveaux usages », a ainsi requis la première, un constat qu’a soutenu son confrère : «Notre responsabilité est d’accompagner le développement urbain pour qu’il soit vertueux et résilient. Nous avons l’opportunité foncière de requalifier des sites pour y ramener de la nature. »

Découvrir le replay du Siec Live by BiTV.

Un article de la rédaction paru dans BIG de Business Immo le 08/06/2021.

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