A quelques semaines des élections municipales, l’abandon du projet d’Europacity, la contestation face au projet du village de marque de Fontarrabie ou le projet « open sky » à Rennes…illustrent les nouveaux paradigmes territoriaux auxquels sont aujourd’hui confrontés nos élus.

Par Brice Soccol, conseiller en développement territorial et président de l’agence Public Private Link, qui interviendra lors des Rencontres du CNCC, suite à notre Assemblée Générale du 25 mars pour répondre à la question : « Élections municipales : une nouvelle donne territoriale ? ».

A l’opposition passée entre centre et périphérie de la semble s’être superposée celle du territorial et du digital. Dans le même temps, la protestation sociale des derniers mois, – que ce soit celle des Gilets jaunes ou celles des militants de la planète -, s’est cristallisée autour des échecs de l’aménagement territorial (distance des services publics, dévitalisation des centres-villes, etc.), du besoin d’une meilleure protection de l’environnement et d’un plus grand respect des habitants. La pression monte et l’urbanisme commercial est souvent au centre de batailles épiques ! Le temps est venu des réflexions concertées

Jusqu’à présent, les élus locaux, parfois sous la pression d’opérateurs immobiliers, ou pour créer ou sauvegarder des emplois, considéraient que l’urbanisme commercial était une variable d’ajustement de l’aménagement territorial. Aujourd’hui, plus que jamais, il devrait être mis à son service. Pourquoi ? Parce que le commerce, qui n’avait pas vraiment changé depuis 30 ans, connaît une révolution, qui s’exprime par l’émergence de désirs et de comportements paradoxaux : par exemple le consommateur achète de plus en plus de produits sur internet, tout en souhaitant une plus grande proximité.

Article de Brice Soccol paru le dans La Tribune.

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