Selon l’Insee, les dépenses de consommation des ménages étaient en juin, supérieures de 2,3 % à leur niveau de février, avant la mise à l’arrêt de l’activité et le confinement. La reprise concerne à peu près tous les postes de dépenses, sauf les achats de carburants qui restent à la traîne.

Presque un retour à la vie normale ? Avec la fin du confinement, les Français semblent être revenus assez rapidement à leurs habitudes de consommation d’avant la crise sanitaire du coronavirus. Ce qui est assurément une bonne nouvelle pour les entreprises et les commerçants, ainsi que le gouvernement. Même si cela n’a pas empêché l’activité de s’effondrer et le PIB de connaître un plongeon historique au deuxième trimestre .

Selon les chiffres publiés ce vendredi par l’Insee, en effet, la consommation des ménages est redevenue, au mois de juin, plus forte qu’elle n’était en février, mois qui précédait le début du confinement qui s’est étalé du 17 mars au 11 mai. Après leur fort repli durant le confinement (- 7,5 % entre février et mai et -36,7 % entre février et avril), les dépenses de consommation des ménages se redressent en juin. Elles s’avèrent désormais supérieures de 2,3 % à celles de février, selon l’institut de la statistique.

Les achats d’automobile et d’équipement du logement retrouvent des couleurs

La forte hausse constatée en juin (+9 % d’un mois sur l’autre après une envolée de 37 % en mai) ne permet cependant pas de sauver le trimestre. Celui-ci reste de fait en repli de 7,1 %, après une baisse constatée de 6,8 % au cours des trois premiers mois de l’année.

Dans le détail, les chiffres illustrent parfaitement les contraintes que le confinement imposait aux Français. Si pendant le confinement, l’essentiel des achats des ménages concernait les besoins de tous les jours et notamment l’alimentaire, en juin ils ont retrouvé le chemin de magasins pour faire d’autres emplettes.

 

Article de Claude Fouquet, paru le 31 juillet 2020 dans Les Echos.

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