Pour relancer une économie française, un plan « France Relance » a été dévoilé par le Premier ministre Jean Castex. Il repose sur trois piliers : la transition écologique, la compétitivité des entreprises, et la cohésion sociale et territoriale. LSA a interrogé les fédérations et associations du commerce pour avoir leur avis. 

Jacques Creyssel, délégué général de la FCD

«Transformer les 100 milliards d’euros d’épargne en actes de consommation»

«Bien évidemment, nous nous réjouissons de la baisse des impôts de production. Cette baisse va profiter à hauteur de 15% au commerce. Nous avions souhaité que cela aille plus loin avec la suppression de la Tascom. Tel n’est pas le cas, mais le débat n’est pas clos. Nous sommes également concernés par la baisse de la taxe foncière sur les locaux industriels puisque nos entrepôts ont été requalifiés en locaux industriels. Dans les points positifs, je note également les crédits sur la digitalisation des entreprises. Bruno Le Maire s’est engagé devant la FCD : ces crédits doivent prioritairement être orientés vers le commerce pour améliorer son omnicanalité, et notamment le commerce de proximité. Et bien évidemment, il est important de mentionner l’aide 4000 euros pour l’embauche d’un jeune puisque le commerce est historiquement le premier recruteur de jeunes peu qualifiés. Reste que le sujet majeur est de savoir si ce plan de relance va rassurer les Français et donc les consommateurs pour transformer les 100 milliards d’euros d’épargne qu’ils ont accumulés pendant le confinement en actes de consommation. C’est la clé du succès de ce plan de relance qui nous paraît plutôt bien équilibré».

 

Gontran Thuring, délégué général du CNCC

«La psychologie a un rôle important sur l’économie et sur la consommation en particulier »

«De façon générale, tout ce qui dynamise la relance de la consommation nous intéresse, même si l’on constate, au vu de l’évolution de nos derniers indices, que, tant la fréquentation que l’activité dans les centres commerciaux vont dans le bon sens (90% par rapport à 2019 en juillet et août). Par ailleurs, les mesures qui tendent à soutenir les entreprises (en particulier les PME du commerce) telles que la prorogation des PGE, la réduction des impôts de production et la sauvegarde de l’emploi vont évidemment dans le bon sens. Sur ce point également, il faut néanmoins constater que toutes les enseignes en liquidation ont trouvé des repreneurs. Le pire n’est donc pas toujours certain … et comme nous le savons tous, la psychologie a un rôle important sur l’économie et sur la consommation en particulier».

Article de Yves PUGET paru le 04/09/2020 dans LSA.

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